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Type: Public
Created: Aug 10, 2006
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Location: Bordeaux , France
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Fan de Bordeaux
La création
Les Girondins de Bordeaux qui allaient devenir le club-phare du football français des années 1980 sont nés le 1er octobre 1881, rue Sanche-de-Pommier, dans le ventre de Bordeaux. A quelques encablures du grand marché des Capucins et de la place Saint-Michel où s'achevaient les chaudes soirées de la jeunesse d'alors. Quelques mordus de sport décidèrent, ce jour là, de créer les Girondins-Omnisports. On y pratiquait la gymnastique, la natation, l'aviron, le tir, les sports équestres, la course à pied, la boxe et l'escrime. Le football arrivera 39 ans plus tard, en 1920. D'une manière assez désastreuse puisque les Girondins perdirent leur premier match face à la section Burdigalienne sur un score de 12 à 0 indiquant, très clairement, qu'un gros travail restait à effectuer.
Les premiers pas du football
Les Bordelais devaient réaliser leurs premières prouesses lors de la saison 1931/1932 en atteignant les huitièmes de finale de la Coupe de France. Opérant en première série de la Ligue du Sud-Ouest, ils furent éliminés le 7 février 1932 par l'Olympique Lillois, 1 but à 0. Lille allait devenir, l'année suivante, le premier champion de France professionnel. Les Girondins attendirent encore cinq ans pour effectuer le grand saut. Le 17 octobre 1936, le club devenait les Girondins de Bordeaux FC. Il posait, tout aussitôt, sa candidature au groupement professionnel. Le 8 juin 1937, les Girondins de Bordeaux F.C. étaient admis dans le groupe B de la seconde division. Ils disputèrent leur premier match professionnel le 22 août 1937 à Toulouse. Et ils perdirent par 3 buts à 2. Peu avant, ils étaient devenus champions de France amateurs en battant en finale Scionzier (2-1) le 23 mai 1937.
L'intermède de la Guerre
Les Girondins venaient de goûter au professionnalisme. Ils n'allaient plus l'abandonner si l'on excepte la saison 1943/44 au cours de laquelle le Colonel Pascot qui dirigeait alors le sport en France avait crée les équipes fédérales, des formations factices voulant représenter une région (Bordeaux-Guyenne, Lille-Flandres, Paris-Capitale, Toulouse-Pyrénées, etc...). Les Girondins en profitèrent pour devenir champions de France amateurs aux dépens de Cannes battu 2 à 1.
Le premier trophée
Mais déjà, les Girondins étaient parvenus à se faire un nom dans le football français, grâce, notamment, à leur victoire acquise en Coupe de France en 1941. La France étant alors divisée par l'occupant en trois parties (zone occupée, zone libre et zone interdite), les Bordelais disputèrent trois finales face à des adversaires différents. Ils les gagnèrent toutes les trois contre le Red-Star (3-1), Toulouse (3-1) et Fives (2-0).
Mai 1950, le sacre
Neuf ans plus tard, les Girondins allaient conquérir une nouvelle couronne : celle de champion. Ce premier titre fut acquis à l'issue de la saison 1949/50. Longtemps décrochés, les Bordelais terminèrent premiers avec six points d'avance sur les Lillois après leur avoir repris douze points en 17 rencontres jouées sans l'ombre d'une défaite ! Les Girondins ont été emmenés par un certain et magique De Harder, virevoltant ailier hollandais. Nul ne pouvait alors se douter que Bordeaux allait attendre ... 30 ans et 1984 pour goûter aux délices d'un nouveau titre.
Les espérances et les peurs
Les champions des podiums En effet, après deux séjours en deuxième division (1956 à 1959 et de 1960 à 1962), Bordeaux allait être un champion... des deuxièmes places et des finales de Coupes perdues ! Déjà en 1943, les Girondins avaient échoué en Coupe de France contre l'Olympique de Marseille (2-2 et 4-0). L'histoire allait se répéter en 1952 (Nice 5-3), 1955 (Lille 5-2), 1964 (Lyon 2-0), 1968 (Saint-Étienne 2-1) et 1969 (Marseille 2-0). Idem en championnat. Il y eut toujours un Nice (1952), un Nantes ( 1965 et 1966) ou un Saint-Etienne (1969) pour interdire aux Bordelais la plus haute marche du podium.
La traversée du désert
Après une période assez difficile de 1972 à 1979 au cours de laquelle ils faillirent bien être relégués en D2 à plusieurs reprises, les Girondins devaient dominer le football français au cours des années 80.
Sous l'impulsion de Claude Bez dans l'équipe dirigeante, d'Aimé Jacquet sur la touche et d'Alain Giresse sur le terrain, les Marine et Blancs allaient se construire un fabuleux palmarès. Cette domination se traduisit par trois titres de Champion de France (1984, 85, 87), deux victoires en Coupe de France contre Marseille en 1986 (2-1 après prolongation) et en 1987 (2-0) et une participation sans discontinuer, aux Coupes européennes de 1982 à 1989. Avec, comme sommets, deux accessions en demi-finales.
D'abord en 1985 en Coupe des Champions où la Juventus de Turin, victorieuse chez elle (3-0) frôla l'élimination à Bordeaux où les Girondins l'emportèrent par 2 buts à 0. Ensuite en 1987, en Coupe des Coupes où Leipzig s'imposa au match retour, après une dramatique séance de tirs au but.
Cette décennie était marquée du sceau des grands joueurs au scapulaire. Avec Giresse et Tigana en chef de file, on retrouve : Audrain, Battiston, Bourdoncle, Chalana, De Bono, Delachet, Domenech, Dropsy, Fargeon, Ferreri, Gimenez, Girard, Gnako, Hanini, Lacombe, Lassagne, Lopez, Malbeaux, Martinez, Memering, Muller, Pascal, Reinders, Roche, Rohr, Specht, Thouvenel, Touré, Trésor, Tusseau, Vercruysse, Zl. Vujovic; Zo. Vujovic et Zénier.
La bombe Bez
A l'issue de la saison 1990-1991, les Girondins de Bordeaux ont été rétrogradés en deuxième division après être restés 29 ans en D1. Et encore cette relégation n'était-elle pas liée aux résultats sportifs puisqu'ils terminèrent à la dixième place (manquant une qualification en Coupe d'Europe lors d'un dernier match décisif à Lyon), mais à un règlement administratif destiné à sanctionner les clubs admis au redressement judiciaire? En réalité, à une époque où beaucoup de clubs connaissaient de graves difficultés financières, les instances du football, les pouvoirs publics et les juridictions administratives firent converger leurs efforts pour faire un " exemple " avec les Girondins de Bordeaux dont le déficit financier avait été, il est vrai, à la hauteur de ses brillants succès.
Bordeaux retrouve l'élite
Et au cours de la saison 1991/92, le club participe au championnat de D2 groupe B, avec un autre prétendant très sérieux, son grand rival le R.C.Strasbourg et après une lutte fratricide, ce sont les Girondins de Bordeaux qui accèdent à la montée directe en D1 et sont sacrés Champions de France de D2 : Bordeaux-Valenciennes (4-0 et 3-2). Bordeaux retrouve l'élite du football français et la Coupe d'Europe les deux saisons suivantes.
Tombeurs du grand Milan
A l'orée de la saison 95/96, le Football Club des Girondins de Bordeaux participe à la première édition de la Coupe Intertoto. Ce sera le début d'une extraordinaire épopée qui conduira le club vers sa première finale de Coupe d'Europe. Bordeaux disputera 20 rencontres sur la scène européenne. L'incroyable élimination du Milan A.C en quarts de finale (0-2/3-0) restera à jamais gravée dans les mémoires comme les noms des valeureux combattants bordelais : Zidane, Dugarry, Lizarazu, Witschge, Anselin, Bancarel, Castant, Croci, De Blasiis, Dogon, Dutuel, J. Fernandez, Fischer, Fontan, Friis-Hansen, Grenet, Histilloles, Huard, Lucas, Prunier, Tholot, Toyes et Varesanovic. Les Girondins s'inclineront en finale de cette Coupe UEFA face au Bayern de Munich (0-2/1-3).
Les premiers au Stade de France
A l'issue de cette inoubliable saison, Bordeaux renouvelle pratiquement la totalité de son effectif avec l'arrivée de 13 nouveaux joueurs. Un nouveau président : Jean-Louis Triaud et le retour de Rolland Courbis au poste d'entraîneur. L'objectif est clair : retrouver une place qualificative pour la Coupe d'Europe. Les résultats furent au-delà des espérances. Bordeaux termine quatrième du championnat et s'incline aux tirs au but en finale de la Coupe de la Ligue face à Strasbourg. A l'Orée de la saison 97/98, les Bordelais enregistrent le départ de Rolland Courbis qui est remplacé par Guy Stéphan. Bordeaux s'incline au premier tour de la Coupe UEFA face aux Anglais d'Aston Villa (0-0/0-1). Elie Baup, adjoint de Guy Stéphan prend en main l'équipe au mois de janvier. Les partenaires de Michel Pavon parviennent de nouveau en finale de la Coupe de la Ligue. Ils s'inclinent une nouvelle fois aux tirs au but, après une rencontre somptueuse contre Paris SG (2-2/ 2-4 t.a.b). Malgré cette défaite, les Bordelais obtiennent leur billet pour l'Europe grâce à une superbe deuxième partie de championnat.
Après 12 ans d'attente
Le parcours européen des Girondins version 1998-99 a largement dépassé les espérances. Bordeaux est seulement éliminé en quarts de finale par Parme (2-1/ 0-6). L'aventure européenne s'arrête nette, mais les bonheurs et les honneurs se prolongent en France. Les hommes d'Elie Baup entament le championnat de France dans les meilleures conditions, cinq matches pour autant de victoires. Dès lors, un mano à mano, qui tiendra en haleine tous les amoureux de football de l'Hexagone, s'engage entre Bordeaux et Marseille. Le collectif bordelais permet aux individualités de s'épanouir dans la joie et la sérénité. Tant et si bien que pour le choc du championnat, les Girondins ont offert une véritable leçon de football aux Marseillais (4-1). Rien n'est pourtant joué, le championnat ne donnera son verdict que lors de la dernière journée, le 29 mai 1999, au Parc des Princes. A quelques minutes du dénouement, le PSG tient Bordeaux en échec (2-2), le titre semble s'échapper. C'est sans compter sur le réalisme de Pascal Feindouno qui crucifie Lama à la 89ème minute (3-2). Bordeaux est champion, un magnifique champion incarné par Laslandes, Wiltord, Ramé, Micoud, Diabaté, Alicarte, Pavon, Benarbia, Saveljic, Torres Mestre, Grenet, Ferrier, Afanou, B. Da Rocha, K. Diawara, Musampa, Jemmali, Ivan, Vukomanovic, Feindouno, Delaroche, Anselin et Philippe.
Après une saison 1999-2000 placée sous le signe de la découverte de la Champions League, les deux saisons suivantes sont celles de la confirmation. En 2000-2001, Bordeaux affiche sa cinquième qualification européenne consécutive grâce au championnat. La saison suivante, les Girondins obtiennent la sixième à la faveur de leur triomphe en Coupe de la Ligue. Les 2000-2001, 2001-2002, 2002-2003 frappent par leurs similitudes. Malgré un départ délicat, l'Europe sourit aux Girondins. La course-poursuite fut intense, spectaculaire et salutaire. Le groupe s'est retrouvé dans les valeurs de solidarité prônées par son entraîneur et son staff technique. Les campagnes européennes se figent nettes en 8ème de finale contre le Rayo Vallecano et les deux saisons suivantes en 16ème de finale face à Roda et à Anderlecht. Une Coupe, pourtant, sourit aux Girondins. La Coupe de la Ligue 2002 remportée aux dépens de Lorient (3-0) est le premier trophée bordelais du troisième millénaire. Un an jour pour jour après cette magnifique victoire, les Girondins loupent la marche qui mène à la finale de la Coupe de France. Ce n'est que partie remise…
Après 2 ans d'absence sur la scène européenne et des peu glorieuses 12ème et 15ème places, les Girondins vice-champion du championnat de France de Ligue 1 en 2005/06, s'apprêtent à revivre de formidables aventures en Champions League !
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